CAN : la Côte d’Ivoire écrase le Burkina Faso et fonce en quarts

Dominateur dans tous les secteurs de jeu, la Côte d’Ivoire a surclassé le Burkina Faso (3-0) lors de ce dernier huitième de finale de la Coupe d’Afrique des Nations. Le tenant du titre valide ainsi son billet pour les quarts de finale, où il affrontera l’Égypte.

Ce match venait clore le tableau des huitièmes, après la qualification arrachée in extremis par l’Algérie face à la République démocratique du Congo (1-0, après prolongation). Ivoiriens et Burkinabés se disputaient donc le dernier ticket pour le tour suivant. Sur le papier, l’affiche semblait déséquilibrée tant l’effectif et le onze de départ des Éléphants paraissaient supérieurs. Mais la CAN a souvent rappelé que les apparences peuvent être trompeuses, d’autant que les Étalons restaient sur une phase de groupes solide, marquée par deux succès contre la Guinée équatoriale et le Soudan, malgré une défaite face aux Fennecs. Cette fois, cependant, le suspense n’aura pas duré longtemps.

Portée par l’activité incessante de Yan Diomandé et Amad Diallo sur les ailes, la Côte d’Ivoire a rapidement imposé son rythme. Dès les premières minutes, les occasions se multipliaient (2e, 5e), tandis que Nagalo écopait d’un avertissement précoce (6e) et que Diallo faisait déjà parler sa qualité de frappe (7e). Asphyxié, le Burkina Faso peinait à se projeter, malgré une tentative isolée du dynamique Irié (19e). La domination ivoirienne se traduisait logiquement au tableau d’affichage : parfaitement servi par Guessand, Diallo éliminait la défense adverse avant de tromper Koffi d’un délicat piqué (1-0, 20e). Un troisième but dans la compétition pour l’attaquant, une performance qu’aucun Ivoirien n’avait réalisée depuis Didier Drogba en 2012.

Les Éléphants ne desserraient pas leur emprise. Malgré un léger temps de respiration, ils doublaient rapidement la mise grâce à une frappe précise de Diomandé (2-0, 32e), à l’issue d’une nouvelle offensive initiée par Diallo. En difficulté, Brama Traoré tentait de réagir avant la pause en procédant à un changement tactique (42e), remplaçant Nagalo par le milieu Ibrahim Touré. Juste avant, Ouattara avait pourtant frôlé la réduction du score, sa frappe déviée par Fofana terminant sur le poteau (41e). Un espoir vite éteint, malgré l’entrée de Minoungou à la reprise (45e).

Ces ajustements permettaient au Burkina Faso de mieux équilibrer les débats en seconde période, sans pour autant renverser la dynamique. Les occasions les plus nettes restaient ivoiriennes, avec Diomandé (55e) puis Doué (59e). Les Étalons passaient néanmoins tout près de relancer la rencontre lorsque Minoungou, très remuant sur son côté, servait Ouattara, dont la reprise était superbement repoussée du pied par Fofana (62e). Une opportunité manquée qui scellait définitivement le sort du match.

La Côte d’Ivoire repartait alors de l’avant. Si le gardien Koffi retardait l’échéance face à Diallo (77e), il ne pouvait rien sur la percée décisive de Bazoumana Touré, auteur du troisième but en fin de rencontre (3-0, 87e). Solide et convaincant, le tenant du titre peut toujours rêver d’un doublé continental. Pour poursuivre l’aventure, il lui faudra désormais se défaire de l’Égypte, samedi, en quart de finale.

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