Lors de la cérémonie officielle de remise des cahiers de doléances des organisations syndicales, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a dévoilé une série de réformes sociales et économiques d’envergure, destinées à améliorer les conditions de vie des travailleurs et à renforcer la protection sociale au Sénégal.
Parmi les annonces phares figure l’extension du congé de maternité, qui passera de 14 à 18 semaines. Cette mesure s’inscrit dans le cadre des réformes en cours du Code du travail et du Code de la sécurité sociale. Elle est largement perçue comme une avancée majeure pour la santé des mères et des nouveau-nés, en leur offrant davantage de temps pour la récupération postnatale et le suivi médical des enfants.
Le chef de l’État a précisé que ces projets de réforme, déjà adoptés en Conseil des ministres, seront soumis à l’Assemblée nationale au cours de l’année 2026. Cette étape législative devrait permettre de consolider juridiquement ces nouvelles orientations sociales.
Au-delà de cette mesure emblématique, le président a également mis en avant un ensemble d’initiatives visant à améliorer le pouvoir d’achat et les conditions de travail. Il a notamment évoqué la généralisation de l’indemnité de logement dans la fonction publique, une revendication de longue date des syndicats, ainsi que la revalorisation des salaires de certaines catégories de travailleurs. Par ailleurs, il a insisté sur la nécessité d’élargir progressivement la protection sociale aux acteurs du secteur informel, qui représentent une part importante de l’économie nationale mais restent souvent en marge des dispositifs classiques de couverture sociale.
Dans son allocution, Bassirou Diomaye Faye a également replacé ces réformes dans un contexte économique global particulièrement contraignant. Il a évoqué les tensions budgétaires, la pression persistante sur le pouvoir d’achat des ménages, ainsi que les incertitudes liées à la conjoncture internationale, notamment les répercussions de la guerre en Iran sur les marchés. Malgré ces défis, il a tenu à souligner les efforts consentis par l’État pour préserver une certaine stabilité, citant notamment le maintien des prix du carburant à un niveau stable.
Le président de la République a, en outre, insisté sur l’importance de préserver la paix sociale, condition essentielle à la réussite des réformes engagées. Il a appelé les organisations syndicales à respecter la trêve sociale, tout en exhortant les employeurs à se conformer strictement à leurs obligations sociales et fiscales.
En conclusion, il a affirmé que l’année 2026 devra marquer une étape décisive, celle de la consolidation des acquis et de l’accélération des réformes structurelles, dans l’objectif de bâtir un modèle économique plus inclusif et plus résilient pour le Sénégal.
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