La décision du parti Pastef de ne pas participer au nouveau gouvernement continue de provoquer des remous au sein de ses rangs. Plusieurs responsables du parti ont choisi de rester dans l’équipe gouvernementale malgré les directives du Comité exécutif (Comex), entraînant une vague de sanctions et d’exclusions dans différentes localités du pays.
Parmi les personnalités concernées figurent notamment Dr Ibrahima Sy, Yankhoba Diémé, Dr Alioune Dione, Moussa Bala Fofana, Bakary Sarr et Abdou Lakhad Ndiaye. Leur maintien au sein du gouvernement est perçu par certaines structures du parti comme un acte de défiance à l’égard de la ligne politique arrêtée par la direction de Pastef.
Les réactions n’ont pas tardé à se manifester sur le terrain. À Bignona, la coordination locale de Pastef a annoncé l’exclusion du nouveau ministre des Forces armées, Yankhoba Diémé. À Podor, les militants ont également prononcé l’exclusion de Dr Ibrahima Sy, tandis qu’à Keur Massar, Marie Angélique Diouf a été déchue de ses responsabilités au sein de la structure locale du parti.
Parallèlement, plusieurs alliés politiques de Pastef ont conservé leurs portefeuilles ministériels. Il s’agit notamment de Déthié Fall, Moustapha Guirassy, Boubacar Camara, Mamadou Lamine Dianté et Cheikh Tidiane Dièye, qui demeurent membres du gouvernement malgré la nouvelle configuration politique.
Cette situation met en lumière les tensions qui traversent actuellement Pastef et pose la question de la cohésion interne du parti au lendemain de son choix de se tenir à l’écart de l’équipe gouvernementale. Selon le quotidien Libération, les prochains jours pourraient être déterminants pour mesurer l’ampleur des répercussions de cette décision sur les équilibres internes de la formation politique.
