Face à la multiplication des agressions contre la nature dans la commune d’Oussouye, le premier magistrat de la ville, Ousmane Landry Diallo, tape du poing sur la table. Entre urgence sanitaire et responsabilité des acteurs économiques, l’édile lance un appel pressant à l’action publique et citoyenne.
L’heure n’est plus aux constats, mais à l’action urgente. C’est le message fort qu’a voulu faire passer Ousmane Landry Diallo, maire de la commune d’Oussouye. Constatant la dégradation continue de l’écosystème local, l’édile invite l’ensemble des acteurs à une prise de conscience collective immédiate. « Nous devons prendre cette question de pollution de notre environnement au sérieux », a-t-il martelé, rappelant au passage que la préservation de la nature est avant tout « une question de santé publique ».
Pour le maire d’Oussouye, l’impunité des pollueurs doit cesser. Il interpelle directement les autorités étatiques afin que des mesures correctives et coercitives rigoureuses soient déployées pour éradiquer ce fléau. La réponse ne devant pas être uniquement institutionnelle, Ousmane Landry Diallo mise également sur une forte mobilisation populaire. Il invite solennellement les populations des zones impactées à « s’ériger en bouclier » pour barrer la route aux « malfaiteurs de l’environnement ». Un débat public et inclusif doit, selon lui, s’ouvrir sans tarder pour co-construire des solutions durables. « Cette nature si généreuse ne mérite pas cette agression », regrette-t-il.
Au-delà des comportements individuels, le maire pointe du doigt l’impact environnemental des activités de la filière de la noix de cajou, un secteur économique majeur dans la région. Ousmane Landry Diallo formule une proposition concrète et audacieuse visant à responsabiliser les opérateurs économiques, majoritairement de nationalité indienne.
L’édile exige désormais que ces exportateurs d’anacardes prennent en charge la gestion de leurs déchets de campagne. Plus précisément, il demande qu’une obligation leur soit faite de récupérer l’intégralité des sacs vides utilisés pour le transport des noix, afin de les reconditionner et d’éviter qu’ils ne finissent abandonnés dans la nature. Une mesure d’économie circulaire qui, si elle est appliquée, pourrait drastiquement réduire la pollution plastique qui asphyxie la commune.
Ansoumana DASYLVA (GMS)
