Le gouvernement dirigé par le Premier ministre Al Aminou Lô tiendra ce vendredi son tout premier Conseil des ministres, une réunion très attendue qui marquera véritablement l’entrée en fonction de la nouvelle équipe gouvernementale. Initialement prévu à une autre date avant d’être réaménagé, ce rendez-vous devrait permettre de donner les premières indications sur les orientations politiques, économiques et administratives du nouveau pouvoir.
Cette première rencontre intervient dans un contexte marqué par d’importants changements au sommet de l’État. À la fin du mois de mai, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, avait procédé au limogeage du Premier ministre Ousmane Sonko et à la dissolution du gouvernement. Dans la foulée, le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, avait également quitté ses fonctions. Le 26 mai dernier, Ahmadou Al Aminou Lô a été nommé Premier ministre avec pour mission de conduire une nouvelle phase de l’action gouvernementale.
Au sein de l’opinion comme dans les milieux politiques et administratifs, ce premier Conseil des ministres alimente de nombreuses spéculations. Plusieurs observateurs s’attendent à une série de nominations et de remplacements à la tête de structures publiques, de directions nationales et d’entreprises stratégiques. Ces décisions pourraient permettre au nouvel exécutif de mettre en place son dispositif administratif et de préciser les axes prioritaires de sa gouvernance.
Lors de sa première prise de parole, Al Aminou Lô avait insisté sur les défis économiques et sociaux auxquels le Sénégal est confronté. Il avait notamment appelé à une mobilisation de l’ensemble des forces vives de la nation autour de l’Agenda national de transformation « Sénégal 2050 », présenté comme la boussole de l’action publique pour les années à venir.
Le nouvel attelage gouvernemental, composé de 30 membres et présenté comme un gouvernement de « technocrates de combat », a été validé par le chef de l’État. Fait notable, PASTEF-Les Patriotes, pourtant majoritaire à l’Assemblée nationale, a choisi de ne pas intégrer cette équipe gouvernementale. Une décision qui continue d’alimenter les débats sur les rapports futurs entre le pouvoir exécutif et la majorité parlementaire.
Sur le plan économique, le maintien de Cheikh Diba à la tête du ministère de l’Économie, des Finances et du Plan est perçu par plusieurs analystes comme un signal de continuité et de stabilité adressé aux partenaires financiers du Sénégal, notamment aux investisseurs internationaux et au Fonds monétaire international (FMI).
Ainsi, ce premier Conseil des ministres est attendu comme un moment décisif qui pourrait donner le ton de la gouvernance du gouvernement Al Aminou Lô et éclairer davantage les Sénégalais sur les priorités de cette nouvelle équipe.
