QUAND LA JUSTICE DECOURAGE LA DÉLINQUANCE !

La finalité de la justice ne serait elle pas de dissuader, garantir la paix sociale, rétablir l’ordre public, réparer un préjudice ?
Il semblerait que oui en ce sens que le sentiment d’un excès de légèreté dans la distribution des peines et dans leur application crée un risque fort de represaille.
Pour s’en convaincre, invoquons la publication de la lionne de l’info sur sa page Facebook du 04 mai 2026 en ces termes  » en Turquie, une femme qui a subi un viol brutal a vu son agresseur, condamné, à 20 ans de prison, libéré seulement 20mois plus tard grâce à une amnistie étatique  »
Indignée, elle s est procurée une arme et l’a abattu d’un coup de feu en pleine rue, et lors de son procès, quand le juge lui a demandé pourquoi elle avait fait cela, elle a répondu par une phrase qui fait déjà le tour du monde : » il m a violée moi, pas l’état. Qui vous a donné le droit de le pardonner sans me consulter ? »
L’attitude de la victime qu’on ne cautionne pas mérite quand même des interrogations. Pourquoi les gouvernements amnistient ils ou gracient ils des délinquants sans tenir compte de la souffrance des victimes? La vocation de l’état n est elle pas de tendre vers un équilibre social où les droits des délinquants sont protégés et ceux des victimes également ? En quoi l’agent pénal jugé définitivement coupable a plus de droit que la victime? L’état nous doit des réponses.
Une lueur d espoir comme réponse peut être recherchée dans la décision de la chambre criminelle du TGI de Diourbel qui pour endiguer le phénomène criminel galopant a choisi légalement la fermeté. Pour preuve, dans les colonnes du journal en ligne leral.net du samedi 16 mai 2026 à 12h35, on peut lire : après plusieurs années de fuite à travers plusieurs pays et régions du Sénégal, un homme présenté sous l’identité de D. BA, alias « El hadji SOW », a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité par la chambre criminelle du TGI de Diourbel. Il devra également verser 1 milliard de francs CFA de dommages et intérêts aux ayant droits de la victime.
Pour rappel, les faits remontent à la nuit du 11 avril 2016 à Genève (Suisse). Une jeune doctorante italienne, Valentina Tarallo, 28 ans, est retrouvée grièvement blessée après une violente agression. Malgré son évacuation en urgence, elle décède le lendemain des suites d’un traumatisme crânio-cérébral sévère, selon les éléments rapportés par la presse.

Sur la scène de crime, la police scientifique met la main sur un tube en fer, considéré comme l’arme du crime. Les analyses génétiques font apparaître des traces de sang de la victime mêlées à l’ADN du compagnon de celle-ci, identifié comme D. Bâ (40 ans).
Dans les prochaines heures, le TGI de Ziguinchor ouvre à son tour ses chambres criminelle où différentes types d’infractions criminelles sont inscrites au rôle du lundi au vendredi.
La communauté de Ziguinchor suspendue aux décisions de la chambre criminelle se pose une question : le Tribunal de grande instance de Ziguinchor est elle prête à décourager la délinquance criminelle ou à l’encourager ?

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