Yankhoba Diémé cash sur le « gatsa-gatsa », les ralliements du Fouta et l’héritage politique de Diomaye Faye

Le ministre Yankhoba Diémé s’est exprimé sur la création du nouveau parti politique initié par le président Bassirou Diomaye Faye, la vague de ralliements d’élus locaux et les critiques suscitées par le choix de sa dénomination. Dans un entretien accordé à Seneweb, il a affiché une grande confiance quant à la dynamique politique actuellement engagée.

​Revenant sur le climat tendu de ces dernières années, le ministre a estimé que la logique du « gatsa-gatsa » avait profondément marqué le débat public : « On nous a imposé le gatsa-gatsa à un moment, mais nous n’avons pas su le dépasser. Les insultes n’ont jamais cessé », a-t-il regretté. Il a toutefois tenu à rassurer les responsables territoriaux désireux de s’engager à leurs côtés : « Les maires et les autres responsables qui nous rejoignent ne doivent pas avoir peur. »

​Évoquant la tournée de mobilisation baptisée « Kiiraay », Yankhoba Diémé a assuré qu’elle se déroulerait sous le signe de l’inclusion : « Kiiraay s’arrêtera à tous les arrêts. Ceux qui voudront prendre le car le prendront », a-t-il affirmé, annonçant de prochaines rencontres avec les maires et leurs adjoints pour consolider le maillage du parti.

​Selon lui, cette ouverture répond à une réelle demande du terrain : « Nous sommes dans l’exercice du pouvoir et ceux qui veulent servir le pays viendront. Beaucoup de maires du Fouta sont en train de venir vers nous. »

​Interrogé sur les polémiques entourant le nom de cette nouvelle formation, le ministre en a minimisé la portée, estimant qu’elles reflètent simplement l’attention portée aux actes du chef de l’État : « Les faits sont sacrés, le commentaire est libre. Ce qui est important, c’est l’impact politique. Ce qui aurait pu me déranger, c’est qu’il y ait un terme immoral dans le nom », a-t-il souligné.

​Pour Yankhoba Diémé, l’appellation « Les Patriotes Républicains » s’inscrit pleinement dans le cadre légal : « Le nom est simple, accessible, cohérent et ne va pas à l’encontre de la Constitution. Il ne peut donc pas faire l’objet d’une censure. »

​Enfin, le ministre a tenu à rappeler le rôle fondateur joué par le chef de l’État dans l’histoire de la mouvance patriote : « Diomaye a rédigé les textes du parti, participé à la mise en place des structures et même au choix du slogan. Il n’a pas changé. Les mots n’appartiennent à personne », a-t-il conclu.

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