Le Tribunal des flagrants délits de Ziguinchor a renvoyé au 3 novembre 2026 le procès des 11 personnes poursuivis dans une affaire présumée d’homosexualité. L’audience se tiendra à huis clos .
Arrêtés en août dernier, les 11 prévenus sont poursuivis pour plusieurs chefs d’accusation, notamment association de malfaiteurs, actes contre-nature et transmission volontaire du VIH/Sida. Le tribunal a justifié la tenue de l’audience à huis clos par la nécessité de protéger les bonnes mœurs, en application de l’article 383 du Code de procédure pénale.
Cette décision a été accueillie favorablement par leur avocat, Me Terence Senghor. Les mis en cause sont en détention depuis près de deux mois, dans l’attente de leur comparution devant la juridiction compétente.
Selon les éléments évoqués dans cette affaire, l’enquête a été menée par la Section de recherches de la gendarmerie de Ziguinchor. Les investigations ont notamment porté sur l’exploitation des téléphones portables des suspects, à travers lesquels les enquêteurs auraient découvert des échanges et des contenus à caractère sexuel.
L’affaire comporte également un volet sanitaire. D’après les informations rapportées, cinq des douze prévenus auraient été déclarés séropositifs à l’issue de dépistages réalisés durant leur garde à vue. Les enquêteurs soupçonneraient certains mis en cause d’avoir transmis volontairement le virus lors de rapports sexuels non protégés. Ces soupçons devront toutefois être établis dans le cadre de la procédure judiciaire.
Les investigations se poursuivraient par ailleurs afin d’identifier d’éventuelles autres personnes impliquées ou en lien avec les suspects dans la région de Ziguinchor.
Le dossier sera ainsi examiné le 3 novembre prochain, à l’occasion d’une audience qui se déroulera à huis clos à la cour d’appel de Ziguinchor.
Ansoumana Dasylva/GMS
