Analyse structurelle et thématique « Risque environnemental » placé par le Premier ministre Monsieur Alamine LO, placé comme l’un des principaux obstacles auxquels fait face aujourd’hui l’économie sénégalaise. Avec comme objectif principal sortir du cercle vicieux des dépendances économiques et sociales ainsi que de la vulnérabilité, le Premier, devant la représentation nationale enoccurrence l’Assemblée Nationale, le chef du gouvernement a présenté au peuple Sénégal par suite d’une profonde étude diagnostic, lucide et pragmatique des vulnérabilitésenvironnementales qui s’endossent sur l’économie et le futur proche du pays, en martelant sa vision autour de trois axes principaux:
Le constat de départ que nous intitulons le paradoxe de la dépendance et le critique implicite du modèle agricole, met enlumière une fragilité structurelle majeure. En affirmant que « « Notre pays évolue dans un environnement semi-aride avec une économie agro-sylvo-pastorale trop dépendantedes précipitations, en dépit de ressources en eau fluviale et souterraine importante. », D’abord Monsieur le premier ministre nous rappelle le poids de la l vulnérabilité climatique dede notre économie. En qualifiant l’environnement de
« semi-aride », le Premier ministre rappelle la fragilité naturelle du territoire (stress hydrique, avancée du désert). Le secteur « agro-sylvo-pastoral », qui fait vivre la majorité de la population rurale voir même urbaine dans une moindre mesure, est ainsi structurellement exposé aux aléas climatiques (très dépendantdes précipitations). Ensuite, il élucide le diagnostic d’un paradoxe national. A travers le mot clé « En dépit » MonsieurAlamine LO revient sur la contradiction historique qui a toujoursexisté dans ce pays. Autrement dit, depuis plusieurs décennies le Sénégal souffre des impacts ou des conséquences de la sécheresse et de l’irrégularité des pluies alors qu’il est assis sur d’immenses réserves hydrogéologiques (fleuves, lacs, étang nappes phréatique, etc.).
Cette remarque met en relief un déficit historique d’infrastructures et de politiques de maîtrise de l’eau. Il informe d’un changement de cap voir, vison ou de méthode d’opérationnalisions. En outre, le Gouvernement Diomaye 2entend améliorer l’agriculture pluviale traditionnelle mais aussi et surtout les politiques agricoles massives, de maitrise de l’eau, d’irrigation et de forages afin de désynchroniser la production agricole des caprices ou aléas du ciel.
Dans le deuxième sous-axe d’analyse que j’intitule « le double péril : crise climatique et agression locale » le premier ministre a cartographié les risques qui ne sont plus futurs, bien actuels et surtout dynamiques. A travers cette expression ce paragraphe « Il fait face à une exposition continue et croissante à la hausse des températures et une élévation du niveau de la mer. L’environnement marin et côtier est menacé par des pollutions de toutes sortes avec des risques notables sur l’économie bleue. », Monsieur LO, nous interpelle sur l’urgence de l’érosion côtière et du réchauffement : La « hausse des températures » et « l’élévation du niveau de la mer » ne sont pas des concepts abstraits, mais des menaces directes pour un pays doté d’une longue façade maritime (comme le Sénégal, où des pans entiers de littoraux, de quartiers de pêcheurs et d’infrastructures touristiques font face à l’avancée de la mer).
En faisant référence au terme « pollution de toutes sorte », le premier ministre pointe du doigt les responsabilités humainesface à ce phénomène dévastateur et destructeur (rejet industriel, déchets plastiques, gestion des eaux usées). En effet, le Sénégal assiste aujourd’hui à un processus de mis en péril de l’économie bleue. La mer, source très important de protéines (pêche), d’emplois et de richesse, est en situation alarmante voir en danger. En liant la pollution à « l’économie bleue » Alamine LO rappelle que la protection de l’environnement est plus qu’une nécessité, c’est obligation strictement économique. Si la mers’étouffe, c’est tout un pan du plan de souveraineté alimentaire et des exportations que s’effondre.
Dans son troisième et dernier sous-axe que j’intitule « la durabilité comme condition d’existence des politiqueou action publiques » monsieur le Premier ministre y fait un office de conclusion politique et stratégique. « Rien de durablene se fera sans la maîtrise des risques climatiques. » En outre, il s’agit d’une annonce d’un changement de paradigme. L’écologie et la résilience ne sont plus pour Diomaye 2 de simples réaménagements et ou des objectifs de second plan. Ellessont la clé de voute de toutes les politique ou actions publiques (infrastructures, urbanisme, économie, santé). Basé sur unevision à long terme, le mot « durable » utilisé dans cette partie dudiscours,annonce que le gouvernement refuse les solutions de court ou de moyen terme ou les projets de développement qui seraient obsolètes dans un futur proche par un choc climatique. Chaque franc investi par l’État devra intégrer la variable du risque climatique.
Ce condensé marquant la cinquième contrainte parmi le sept (7) cité par le PM, auxquels le pays va faire face, révèle que le gouvernement Diomaye 2 sous la conduite de Monsieur Alamine LO, s’inscrit dans la modernité et l’urgence de son temps. En conjuguant environnement et économie, Alamime LO, annonce des arbitrages budgétaires majeures : investissementsmassifs dans la transition écologique, législation plus stricte contre les pollutions maritimes, et refonte du modèle agricole par la maîtrise de l’eau. C’est une vision pragmatique où la protectionde la nature est présentée comme le seul moyen de garantir la prospérité économique et sociale.
Dr Maguette NDIONE Enseignant –vacataire
UCAD-DAKAR
Membre de KIIRAAY Les Cadres, lespatriotes Républicains Membre du réseau desenseignants du supérieur autour de Diomaye
