Le 16 juin à 19h GMT, le Sénégal et la France lanceront les hostilités dans le groupe I, considéré par de nombreux observateurs comme la poule la plus relevée de la compétition. Avant ce rendez-vous très attendu, les Bleus ont achevé leur préparation sur une victoire convaincante (3-1) face à l’Irlande du Nord, une rencontre marquée par une innovation tactique de Didier Deschamps qui pourrait être reconduite face aux Lions de la Teranga.
Lors de ses deux derniers matchs amicaux, contre la Côte d’Ivoire (défaite 2-1) puis l’Irlande du Nord (victoire 3-1), la France a évolué dans un système en 4-2-3-1. Face aux Ivoiriens, c’est Rayan Cherki qui occupait le poste de meneur de jeu derrière Kylian Mbappé. Mais avec le retour d’Ousmane Dembélé, beaucoup s’attendaient à voir Michael Olise reprendre ce rôle axial grâce à sa qualité de passe et sa vision du jeu. À la surprise générale, Didier Deschamps a choisi de repositionner Dembélé dans l’axe, juste derrière Mbappé, dans un rôle de faux numéro neuf.
Une première depuis que le sélectionneur dirige l’équipe de France. Jusqu’ici, Michael Olise avait souvent été utilisé comme meneur de jeu lors des éliminatoires de la Coupe du monde, tandis que Dembélé occupait généralement le couloir droit. La dernière fois que les trois hommes avaient été alignés ensemble, Olise évoluait derrière Mbappé et Dembélé était placé sur l’aile.
Ce changement s’explique en grande partie par l’évolution du statut de Dembélé en club. Sous les ordres de Luis Enrique au PSG, le Ballon d’Or 2025 s’est imposé comme l’un des meilleurs joueurs du monde dans un rôle de faux neuf. Désireux de profiter pleinement de cette nouvelle dimension, Deschamps a choisi de le positionner dans une zone où il excelle désormais. Dans le même temps, Michael Olise retrouve également son poste naturel sur le côté droit, celui qu’il occupe régulièrement avec le Bayern Munich.
L’ouverture du score française face à l’Irlande du Nord, signée Olise, a d’ailleurs parfaitement illustré ce nouveau dispositif. Cette organisation permet à chaque joueur offensif d’évoluer dans sa zone de prédilection tout en renforçant la capacité de pressing de l’équipe, aussi bien dans l’axe que sur les ailes. Sur le papier, ce système offre un potentiel offensif considérable et pourrait poser de sérieux problèmes aux défenses adverses durant la Coupe du monde.
Toutefois, cette formule n’est pas sans risques. En cherchant à maximiser son potentiel offensif, la France laisse parfois apparaître de larges espaces entre son milieu de terrain et sa défense. Face à l’Irlande du Nord, les Bleus ont ainsi semblé coupés en deux à plusieurs reprises, offrant plusieurs opportunités franches à leurs adversaires. Un déséquilibre dont le Sénégal pourrait tenter de profiter lors de leur confrontation du 16 juin.
