Kaolack : le prêcheur Oustaz Assane Touré placé en garde à vue après une plainte de Sokhna Aïda Diallo

Le prêcheur Oustaz Assane Touré se retrouve au cœur d’une affaire judiciaire qui suscite déjà de nombreuses réactions. Âgé de 30 ans, il a été interpellé par les éléments de la Section de recherches (SR) de Kaolack avant d’être placé en garde à vue dans le cadre d’une enquête portant sur des faits présumés de diffamation et de diffusion de fausses nouvelles par voie électronique.

Selon les informations rapportées par le journal Libération, cette procédure fait suite à une plainte déposée par Sokhna Aïda Diallo, figure connue d’une frange des Thiantacônes. Cette dernière accuse le prédicateur d’avoir diffusé sur le réseau social TikTok plusieurs vidéos contenant des déclarations qu’elle estime attentatoires à son honneur et à sa réputation.

Les contenus incriminés auraient rapidement circulé sur les plateformes numériques, alimentant de nombreux débats et commentaires au sein de l’opinion publique. Estimant avoir été victime d’allégations préjudiciables, Sokhna Aïda Diallo a saisi la justice afin que les faits soient examinés et que les responsabilités éventuelles soient établies.

Convoqué puis entendu par les enquêteurs de la Section de recherches, Oustaz Assane Touré a rejeté les accusations portées contre lui. Selon ses déclarations, il ne faisait que reprendre des informations déjà largement relayées dans l’espace public. Il aurait notamment expliqué aux enquêteurs qu’il s’était limité à commenter ou à rapporter des faits qu’il disait avoir « entendus dans la rue », sans intention de nuire à la plaignante.

Cette ligne de défense n’a toutefois pas conduit à l’abandon des poursuites. Les enquêteurs ont poursuivi leurs investigations afin de déterminer la nature exacte des propos tenus, leur portée ainsi que les éventuelles conséquences qu’ils auraient pu avoir sur la réputation de la plaignante.

D’après Libération, sauf retournement de situation de dernière minute, le prêcheur devrait être présenté au parquet de Kaolack ce mardi. Le procureur sera alors appelé à apprécier les éléments du dossier et à décider de la suite à donner à cette affaire qui attire déjà l’attention de nombreux internautes et observateurs.

Cette procédure intervient dans un contexte où les autorités sénégalaises multiplient les mises en garde contre les dérives liées à l’utilisation des réseaux sociaux, notamment la diffusion de contenus susceptibles de porter atteinte à l’honneur des personnes ou de propager des informations non vérifiées. L’évolution de ce dossier sera donc suivie de près, tant par les fidèles des différentes communautés religieuses que par les acteurs de la société civile.

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